Difficile de quitter le sol indonésien ! Mais après 7 semaines passées dans ce beau pays, il était temps de rejoindre Kuala Lumpur pour retrouver Noé. Trois mois que nous ne nous étions pas vu ! Autant dire une éternité (:p) Comme je commençais à bien connaître KL, j’ai joué le guide touristique pour lui faire découvrir en deux jours les principaux points d’intérêt. Nous nous sommes donc rendus à Batu Caves, au marché de Chow kit puis aux tours KL & Pétronas. Aves ses illuminations, les Twin Towers Pétronas sont vraiment superbes de nuit. J’ai beau les avoir vu à plusieurs reprises, chaque fois j’en reste bouche bée. Cet endroit est également réputé pour y abriter un grand centre commercial. C’est d’ailleurs là que Noé a perdu son portefeuille avec sa carte de crédit…24 heures seulement après son arrivée en Asie. La poisse avait décidé de nous coller aux bask’ puisqu’ en arrivant à l’aéroport le lendemain, nous avons failli manquer de peu notre vol pour Chiang Mai (pour 3 minutes de retard à l’enregistrement !) mais après avoir mis un petit coup de pression au steward, tout est rentré dans l’ordre. Deux heures plus tard, nous étions donc sur le sol thaïlandais, gonflés à bloc pour commencer la découverte des terres de l’ancienne Indochine. En deux mois, nous envisagions parcourir le nord de la Thaïlande, le nord du Laos, le Viêtnam, le Cambodge puis le sud de la Thaïlande…à condition d’être bien organisé (H) Notre itinéraire débutait donc par Chiang Mai.
Chiang Mai >> Chiang Rai >> Chiang Khong
L’idéal à Chiang Mai, c’est de louer un scooter et de se promener dans les rues ou à l’extérieur de la ville. Après avoir consulté les programmes des tours opérateur, nous avions décidé de faire les visites par nous même. Mis à part l’économie réalisée, nous étions surtout libres de rester autant de temps que l’on veut aux endroits que nous avions listés et libre aussi de changer d’itinéraire si l’envie nous en prenait. Le premier jour donc, nous sommes allés au Tigers Kingdom et avons pu approcher de (très) près les tigres du Bengale.
Le lendemain, nous avons visité le Doi Suthep, grand temple bouddhiste situé en périphérie de Chiang Mai, puis nous nous sommes rendus dans une ferme d’éléphants pour faire une balade d’une heure et visiter les lieux. Les pachydermes sont dressés dès le plus jeune âge pour assurer le show. Certains peignent, d’autres jouent au foot ...la vie normale d’un éléphant quoi ! A les voir faire, c’est à croire qu’ils y prennent du plaisir !
Le soir, nous nous baladions dans les rues. Pas très loin de notre auberge (Julie’s Guesthouse, très bonne adresse !), se trouve le Night Bazaar où l’on a pu s’acheter (après négociation bien sûr) toutes sortes de produits à prix « cheap cheap ».
Les Thailandais célébraient la nouvelle lune et toute la ville était le théâtre de festivités en tout genre. Nous avons été invités par un groupe de femmes à allumer des torches montgolfières qui, après avoir chauffé, se sont élancées dans les airs rejoignant les centaines de points dorés qui illuminaient le ciel.
Les jours suivants, nous avons occupé nos journées par des visites en tout genre : temples bouddhistes, ferme aux orchidées, baignades dans des cascades…
Après plusieurs jours passés sur Chiang Mai, l’heure était venue de partir en direction de Chiang Rai. L’occasion pour Noé de découvrir les bus à l’ancienne qui circulent un peu partout en Asie ::D A peine arrivés, nous avons dû monter à l’arrière d’un pick-up et se taper une heure de plus pour rejoindre les hauteurs de Akha Hill où nous avions réservé notre cabane. Nous avions prévu de passer quelques jours en montagne, histoire de faire quelques marches et entretenir la condition physique
Alors que nous commencions gentiment à nous perdre, nous avons atterris dans un village de Lahu, une des tribus montagnardes de la région. Intriguée par notre visite surprise, une femme nous interpella, nous invita à manger des morceaux de poulet avec du riz puis fit venir la chef du village. Cette dernière nous regardait déjeuner attentivement en fumant une clope « roulée maison ». Derrière nous, dormait tranquillement le bébé. Le calme régnait dans ce village où doivent vivre une cinquantaine de personnes. Après le repas, nous leur avons remis les quelques bonbons arlequins que nous avions dans la poche pour les remercier de leur accueil. Puis nous avons essayé de communiquer avec des signes car elles ne parlaient pas l’anglais. Nous avions le Lonely Planete sur lequel se trouvent des photos de Thaïlande ainsi qu’une carte du pays et grâce à ça, on a pu « communiquer ». On avait l’impression qu’elles découvraient à travers les photos les paysages de leur pays. Ce qui était étonnant aussi, c’est de voir comment elles regardaient et touchaient le bras de Noé. Sa peau devait surement les faire envier. Décidément, les femmes…
Deux jours plus tard, nous sommes retournés à Chiang Rai, le temps de flâner dans les rues, de préparer notre séjour au Laos, de visiter le musée des ethnies et les temples magnifiques de la ville, très différents de ce qui se fait traditionnellement…
White Temple ou Heaven Temple & Black Temple
Laos
Sabaidee !
Pour aller à Luang Phrabang, réputée pour être une belle ville agréable au Laos, nous avons pris un à Chiang Khong des bateaux qui, chaque jour, effectue des allers et retours sur le fleuve Mékong avec son bord plusieurs dizaines de touristes venus chercher tranquillité et beauté des paysages. La traversée dura deux jours (plus exactement 16 h avec un bivouac à Pakbeng) et nous avons eu le temps de faire la connaissance avec un groupe de biologistes français et d’un groupe de muzikoss nourris à la biiièèèère.
En arrivant sur Luang Phrabang, nous avons été surpris de ne pas pouvoir louer de scooter à la journée. Du coup, nous étions limités à visiter le centre ville. Nous avons donc payé les nombreux tickets qui nous permettaient d’accéder à divers lieux de la ville (point de vue dominant la ville, palais royal…) puis nous avons assisté à l’aumône des Bonzes qui a lieu chaque matin aux aurores. C’est également à LP que nous avons fêté, en compagnie des biologistes rencontrés sur le bateau, l’anniversaire de Noé qui soufflait là ses 25 bougies. A cette occasion, nous avons rencontré Mag et Angélique, deux cousines qui parcourent la planète avec leurs sacs à dos.
Autour de LP, plusieurs cascades attirent chaque jour de nombreux touristes venus pour la beauté du paysage qui les entoure et de la couleur cristalline de l’eau. L’occasion également d’aller y faire un plouf !
Entre Luang Phrabang et Ventiane se trouve le gros village de Vang Vieng, réputé auprès des backpackers pour ses activités aquatiques (le tubbing) et ses campagnes alentours magnifiques. Nous y avons séjourné trois jours, le temps de faire quelques balades en scooter, de se baigner dans les lagons et de faire l’attraction n°1 des touristes assoiffés de shooters, le tuuuubbiiiing ! Ca consiste à flotter sur le Mékong sur des grosses bouées, à s’arrêter à chaque bar où les shooters sont offerts, à faire des plongeons, de la tyrolienne, du trapèze …assez flex je dois dire.
Chaque soir, nous avions le choix en ce qui concerne les restaurants car ils étaient nombreux à border la route principale de Vang Vieng. Pour ce qui est de l’originalité par contre, ça laisse à désirer…tous sont équipés de grands écrans sur lesquels passent en boucle des épisodes de Friends ou d’American Dad. La seule différence se situait peut être au niveau des saisons…
Après quelques heures passées dans un bus sans clim’, on arrive à Ventiane, la capitale ! Difficile à croire qu’il s’agit d’une capitale tellement tout est calme et où les grands buildings brillent par leurs absence ! A quelques kilomètres, se trouve le Buddha Park, impressionnant de beauté et de tranquillité. C’est là, à tout hasard, que nous avons croisé le Dam’ Delmote, plus hirsute que jamais après son séjour en Thaïlande du Sud. Un mois après notre dernière accolade à Bali, nous revoilà à nouveau réunis ! Sacrée coïncidence ! Lui comptait partir visiter le nord du pays alors que nous, nous devions rejoindre le Viêt-Nam. Le soir, nous avons partagé le repas, échangé nos expériences vécues depuis l’Indo et fait la connaissance d’ une nantaise qui voyage également seule en Asie. Le lendemain, c’était au tour de Mag et Angélique ! Nous les avons recroisé dans une boulangerie où nous avions (déjà !)pris l’habitude de prendre le thé.
Au final, nous avons séjourné une semaine sur Ventiane car nous y avons fait les visas du Viêt-Nam et du Cambodge, visité quelques temples, admiré les beaux couchers de soleil sur le Mékong et préparé notre escapade au Viêt-Nam.
Gooooood Morniiiing Viêt-Nam !!!!
22 heures de bus, sans couchettes, sur les routes du Laos et du Viêt-Nam… que l’on appelle également la route infernale compte tenu des conditions difficiles pour dormir et de la façon dont conduisent les chauffeurs, sans oublier les tentatives de corruptions des douaniers à la frontière. Le trajet fut donc long, très long…mais en arrivant sur Hanoi, la fatigue accumulée des derniers jours s’est vite évaporée car nous étions très heureux d’être arrivés. Cette ville grouille énormément en journée et silencieuse la nuit, le vieux quartier est très « vivant », ça klaxonne en permanence, les scooters bouchent les artères de la ville, les commerçants tentent sans cesse de vendre leurs produits dans des rues entièrement consacrées à un type de produit (rue de la chaussure, rue de l’électronique…), les gens déjeunent sur les trottoirs, y font leurs exercices matinaux …
A quelques heures de là, la mythique Halong Bay et son décor romantique nous tendait les bras. Nous y avons passé deux journées, rencontré des jeunes routards de tout horizons et dormi dans une des cabines très confortables du bateau. Petit trip bien sympa !
SA PA
Situées au nord du pays, à quelques kilomètres de la frontière chinoise, les collines de Sa Pa, sont réputées pour leurs panoramas splendides de rizières. Malgré le froid glacial qui s’abattait sur la région, nous y avons séjourné trois jours, le temps de se perdre dans les villages alentours, de faire des rencontres inattendues, de profiter de la tranquillité des campagnes (loin du bruit des klaxons)... Petit bémol cependant à ce havre de paix, l’acharnement des femmes Hmongs (ou autres ethnies montagnardes) qui tentent sans arrêt de vendre leur bijoux ou toutes sortes de produits…ca peut devenir vite « fatiguant », mais que ferions-nous si nous étions à leur place ?
Après cette escapade montagnarde, nous voici revenus sur Hanoï pour quelques jours. Visite de la ville, promenades autour du lac, shopping dans les petites boutiques du vieux Hanoï…puis préparation du roadtrip « Nord-Sud » en Open bus. 1700 km séparent « Hanoï la prude » d’ « Saigon la pute ». En 15 jours, nous avons fait des escales dans les principales villes, conseillées par le Lonely Planet.
HUE
Hué ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. Il faut dire aussi que la pluie nous a gâché les deux premiers jours et nous étions immobilisés à l’hôtel. Du coup, entre deux averses, nous avons opté pour une visite avec guide (en scooter) et cela s’est révélé être intéressant car nous avons pu voir les principaux centres d’intérêt de la ville. Visites éclaires certes…mais valait mieux ça que rien.
HOI AN
Coup de Cœur pour cette ville !! La ville est coupée en deux. D’un côté le centre historique et de l’autre les plages quasi désertes. L’idéal pour flâner, se relaxer sur sa serviette de plage et manger sur le pouce. C’est à Hoi An que nous avons découvert (et abusé) des Wontons, sorte de feuilleté , spécialement préparé par Mr Hi !
MUI NE
Après une courte nuit passée dans le bus couchette, on arrive à Mui Né. Cette ville est également coupée en deux, avec d’une part les resorts de luxe et de l’autre le village de pêcheur. Après quelques visites, on a opté pour une chambre chez l’habitant. Le choix s’avéra judicieux car la cuisine y était très bonne, bon marché et l’accueil chaleureux. Nous y avons séjourné plusieurs jours. A Mui Né, nous avons également retrouvé, par hasard, Béné et Fred que j’avais rencontré à Djodja, en Indo. Du coup, nous avons fait ensemble le Fairy Stream, sorte de balade le long d’un ruisseau, bordé de formations calcaires et argileuses, menant à une mini cascade. C’est là que j’ai d’ailleurs effectué ma vidéo « foot »…et que je me suis fait tiré mon ballon…Puis nous nous sommes rendus aux dunes de sables couleur ocre, jouer avec les gamins qui passent leurs journées à louer leurs luges (au lieu d’être à l’école…) puis admirer le coucher de soleil…époustouflant.
HO CHI MINH CITY
Rebaptisée ainsi…., l’ancienne Saigon est une grande ville, polluée, très bétonnée, un trafic routier à donner le tournis, des câbles électriques par milliers et une atmosphère pas très saine dans le quartier où nous avions trouvé notre chambre. Du coup, nous sommes restés que trois jours, histoire de visiter un peu le centre ville, faire une excursion sur le delta du Mékong puis de booker notre billet pour la Cambodge.
CAMBODGE
PHNOM PHEN >> SIEM REAP
A peine débarqués à Phnom Phen, nous avons été frappés par l’extrême pauvreté. Des centaines de gamins, orphelins pour la plupart, mendient dans les rues insalubres de la capitale. Les poubelles éventrées par les chiens errants bordent les routes, certains terrains vagues ressemblant davantage à des décharges où sont entassées les carcasses de voitures et ordures ménagères. Bien sûr, certains endroits sortent du lot comme les quartiers d’affaires et les rues autour du palais présidentiel…mais ici, l’arbre ne cache pas la forêt. Il faut dire aussi que ce pays a connu une guerre civile terrible dans les années 70 et en a gardé de nombreuses séquelles. Il n’est pas rare de croiser des mutilés ou des gens amputés d’un ou plusieurs membres. En plein centre de Phnom Phen, un lycée était utilisé par les Khmers rouges comme centre de torture (S-21). Après la guerre, l’ancien établissement a été transformé en musée. La visite d’un tel endroit marque à vie toute personne qui s’y rend. Sur des dizaines de panneaux, les photos de milliers de détenus (hommes, femmes et enfants confondus) sont exposées. Les Khmers rouges enfermaient à S-21 tous les opposants supposés au régime, sur n'importe quel motif. Il y avait des femmes, des enfants, et parfois des familles entières (bébés y compris) d'ouvriers, d'intellectuels, de ministres et de diplomates cambodgiens, mais aussi des étrangers. Le simple fait de porter des lunettes (y compris pour les enfants) était suffisant pour être considéré comme intellectuel et donc « à exterminer ». La plupart des salles ont gardé les stigmates des atrocités qui s’y sont passées. Sur les murs, les marques de griffes et impacts de balles sont perceptibles ; au sol, des tâches marrons foncées rappellent les traces de sangs ; au dessus du lit rouillé, la photo d’un prisonnier mort baignant dans sa marre de sang. Impossible de rester insensible lorsque l’on se trouve dans un tel endroit.
Pour se changer les idées, nous sommes allés au marché russe où, paraît-il, on peut trouver tout ce que l’on veut. Encore une fois, nous avons craqué et acheté des mangostines que nous avons dévorés sur place. C’est là également que j’ai acheté un nouveau ballon de foot. Le précédent avait été « oublié » à Mui Né au Viêtnam. Puis nous avons profité du beau temps, roulé en scooter dans la ville, visiter le palais présidentiel, chiller au backpack et préparer notre déplacement pour Siem Reap.
PHNOM PHEN >> SIEM REAP
La raison de notre venue à Siem Reap était la visite d’Angkor, ancienne capitale de l'Empire khmer qui prospéra du IXe au XVe siècle. L'histoire retient le IXe siècle pour la fondation d'Angkor mais certaines fouilles ont retrouvé les squelettes d’hommes ayant vécu 1800 avant notre ère. L’équilibre du temple, la composition et sa beauté en font l’un des plus beaux monuments du monde. Ses ruines situées dans les forêts au nord du Tonlé Sap, sont classées au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Nous avons pris un pass nous permettant de visiter le site sur plusieurs jours. Le premier jour, nous y sommes allés dans l’après midi, puis nous y sommes revenu le jour d’après dès l’aurore. Le lever de soleil sur Angkor Wat est spectacle superbe…la photo ci-dessous parle d’elle-même :
En dehors d’Angkor, la beauté des campagnes dans les environs de Siem Reap offre une bonne raison d’enfourcher le vélo. Nous avons ainsi pu nous rendre dans des villages, rencontrer des gens, manger sur le pouce, assister à un entraînement de foot sur un terrain vague puis nous nous sommes rendu dans un orphelinat tenu par une allemande qui, malheureusement, n’était pas présente ce jour là. La seule chose que nous avions avec nous était le ballon de foot alors nous leur avons offert.
Cette journée de vélo a laissé des traces les jours qui ont suivi ! Nous avions parcouru plus d’une cinquantaine de kms sous une grosse chaleur, fais plusieurs visites ; du coup nos organismes ont un petit peu souffert… Les soirs, nous sommes restés au centre ville de Siem Reap où nous avions pris habitude de dîner. Le centre ville est assez animé ; l’économie locale est très liée au tourisme donc tout est mis en œuvre pour que les visiteurs passent du bon temps. C’est pourquoi on trouve en ville beaucoup de restaurants, de bars, de boutiques souvenirs, de centres de massage ainsi qu’un Night Bazaar (marché nocturne) tous les soirs.


